Immobilier à Paris : quelles tendances pour 2018 ?

L’immobilier français reste très dynamique en ce début d’année, surtout dans la capitale. Les transactions immobilières y sont encore courantes, malgré une hausse des prix qui ne cesse sa progression. Paris semble donc être un investissement de luxe très prisé, d’autant plus avec le projet de supermétro du Grand Paris Express qui se profile à l’horizon. Où en est alors la situation pour 2018 ?

Une accalmie, mais des prix toujours élevés

L’immobilier parisien a atteint en 2017 des records historiques en matière de hausse du prix au m² autant qu’en nombre de transactions. Tous les arrondissements sans exception sont concernés par la hausse, même si certains affichent des progressions plus fulgurantes que d’autres. Elle aura notamment été de 7,7% par rapport à décembre 2016. Pour 2018, un léger ralentissement de cette hausse est prévu par les professionnels du milieu, dont Michel Léchenault, responsable éditorial de seloger.com. Mais en général, les agences immobilières ont constaté des prix de transactions qui restent très élevés par rapport au reste du pays.

L’association LPI (Les prix de l’immobilier) a recensé des prix moyens de 9209€ le m², avec des transactions moyennes atteignant les 452 545 € selon Century 21. Dans 7 arrondissements, les prix seraient déjà au-delà des 10 000€ le m². Ainsi, l’arrondissement le plus cher actuellement serait le VIème selon le baromètre LPI-SeLoger, avec des prix avoisinant les 13 626€. L’arrondissement le moins cher, le XIXème, présenterait quant à lui des prix à 7 040€ le m². Ces prix déjà assez élevés risquent, à long terme, de restreindre le nombre de transactions effectuées aux ménages les plus aisés. Qui plus est, la suppression des APL accession pourrait poser problème aux ménages ayant recours aux aides et crédits pour réaliser leurs projets immobiliers.

achat immobilier à Paris

 

Investir à Paris : projet viable ?

Selon le professeur d’économie Michel Mouillart, le profil des acquéreurs serait surtout composé d’investisseurs étrangers (russes et chinois) et de ménages aisés qui profitent des bénéfices obtenus sur la revente d’un ancien bien pour investir dans un emplacement plus rentable. Certains ménages peuvent cependant compter sur les taux d’intérêts très bas proposés par les bailleurs de fonds pour booster leur pouvoir d’achat. Pour 35% des acheteurs, il s’agit de leur première acquisition.

Bien que les offres dans la capitale soient encore très compétitives, et la demande encore active, il sera difficile pour les ménages plus modestes d’acquérir un appartement dans un bon nombre des arrondissements. D’ailleurs, étant donné le grand nombre de transactions effectuées en 2017, il y a de grande chance que l’offre se fasse plus sélective et onéreuse. Ce qui aura pour effet de diminuer l’éventail d’acheteurs pouvant se permettre un achat dans la ville. Michel Léchenault note que, mis à part quelques rares occasions à dénicher du côté du XIXème et XXème arrondissement, il est trop tard pour Paris. Il sera plus recommandé de chercher du côté de Saint-Denis, plus abordable (dans les 2000 à 4000€ le m²) et bien desservie par les transports en commun.

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