Immobilier à Paris : des records avant la douche froide ?

Elle est bien loin, la France des Vieux de la vieille, film qui montrait Gabin et compagnie pestant sur les jeunes et leur « football » qui vient nuire au calme campagnard. Aujourd’hui, selon une étude Empruntis, les Français, retraités compris, veulent habiter dans les grandes agglomérations, là où sont les emplois et les infrastructures.

Pour cela, ils ont besoin d’emprunter en s’informant grâce à la bonne agence de conseil en crédit immobilier. Une expertise d’autant plus nécessaire que le marché immobilier à Paris s’affole depuis l’année dernière, pour un temps encore indéterminé.

Le crédit immobilier dans un marché plus en forme que jamais

On peut dire sans emphase que le marché de la pierre a atteint en Île-de-France un pallier historique, tout en continuant à grimper. Les statistiques fournies lundi 24 juillet par la Chambre des notaires parlent d’elles-mêmes : alors que le tarif médian du mètre carré à Paris a atteint 8580 euros en juin, il pourrait bien atteindre les 8900 euros avant la fin de l’année. Une augmentation qui n’est pas sans conséquence, comme nous le verrons, sur l’évolution probable du crédit immobilier.

De plus, ces prix pharaoniques sont en progression dans 32% des logements franciliens depuis l’an dernier. En effet, il est à noter que cette hausse n’est pas propre à Paris intra-muros. Elle concerne tout autant, bien que dans une moindre mesure, la petite couronne comme la grande couronne. Des données à considérer pour tous les acheteurs souhaitant devenir propriétaires dans la région. Pour en connaître tous les détails, rendez-vous ici.

Cette hausse des prix représente une aubaine pour la profession. Les vendeurs peuvent écouler leurs biens au prix fort ; les agents immobiliers peuvent augmenter leur commission sur un marché très concurrentiel ; et les notaires peuvent également jouer sur leurs honoraires. En même temps, l’acheteur reste en capacité d’acquérir grâce à un crédit immobilier aux taux d’intérêt particulièrement bas.

Une situation instable

Malheureusement, l’histoire a démontré qu’un tel état du marché est rarement pérenne sur le long terme. Entre mi-2009 et fin 2011, les prix avaient déjà atteint des seuils record, avant que le marché n’éclate et que les tarifs ne chutent lors de la crise de 2012. Son déroulement est explicité dans cet article. En cause un marché immobilier à Paris tendu à l’extrême, sans marge possible sur la solvabilité des ménages.

C’est cette dernière qui pourrait être à l’origine d’une telle crise si les prix continuent d’augmenter. Si les biens parviennent encore à s’écouler grâce à un crédit immobilier accordé avec des taux d’intérêts particulièrement bas et des mensualités toujours plus longues, il n’est pourtant pas impossible que les ménages ne parviennent plus à suivre. Ainsi, lorsque la hausse des prix plafonne sur l’ensemble du territoire à 0,7 % entre juin 2016 et juin 2017, l’inflation immobilière, elle, a grimpé de 5,9% en un an à Paris pour la vente d’appartements anciens.

D’ailleurs, ces taux d’intérêts ont déjà recommencé à augmenter légèrement. Si en 2016, les prêts s’accordaient à 1,31%, ils sont remontés depuis à 1,34% en mars 2017. En cause, les capacités de décaissement des banques qui avaient déjà dû accorder 216 milliards d’euros pour soutenir le crédit immobilier et qui peinent aujourd’hui à supporter de tels taux.

Une hausse qui toutefois n’a pas suffi à détourner les acheteurs d’un investissement dans la pierre. En effet, c’est une augmentation en douceur qui ne décourage pas les futurs propriétaires d’un placement plus intéressant que l’épargne. Car si le livret A a vu son taux baisser de 1% à 0,75%, l’immobilier à Paris ne semble pas près de perdre une telle valeur. Des évolutions qui sont quoi qu’il en soit à suivre pour toute personne qui s’apprêterait à contracter un crédit immobilier.

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